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Mon mari rêvait depuis toujours de partir en Égypte. Pour nos 10 ans de mariage, nous avons enfin décidé de réaliser ce rêve. Nous avons économisé durant de longs mois, nous privant sur bien des choses, pour nous offrir ce qui devait être le plus beau voyage de notre vie. Ce n'était que notre deuxième voyage à l'étranger, un moment que nous attendions avec une impatience immense. Tout nous semblait parfait : nos passeports étaient valides jusqu'en mars 2025, nous avons choisi de passer par une agence pour éviter les tracas administratifs, et après de nombreuses recherches, nous avons trouvé le voyage idéal. Un circuit de 9 jours en Égypte, d'un coût de 3000€, auprès de l’agence VOYAGES LECLERC. Début juillet 2024, pleine d'excitation, je me rends en agence. Je suis reçue par une conseillère, Laurine. Je lui expose notre projet. Elle consulte son écran et, sans évoquer une seule formalité administrative, m’indique que ce circuit n'est pas disponible dans leur agence VOYAGES LECLERC SAUMUR -49-, mais qu’il est possible de le réserver sur leur site internet, en sélectionnant leur agence pour le suivi. Confiants, nous suivons ses indications et réservons dès le lendemain. Cinq minutes plus tard, l'agence nous appelle, non pas pour nous parler de nos documents de voyage, mais pour savoir si nous souhaitons ajouter des bagages en soute. Rien d’autre. Au fil des mois, nous nous rendons à plusieurs reprises à l’agence pour des questions sur les excursions, les transports… Tout nous semble sous contrôle. Début octobre, on nous informe que nos documents sont prêts. Carnets de bord, billets d’avion, tout est là. Pas une seule mise en garde, pas une seule vérification de nos passeports. Nous sommes sereins. Puis vient le jour J. Nous nous levons à 3h du matin, parcourons 4h de route pour arriver à Orly à l’aube, le cœur battant d’excitation. Mais cette excitation tourne très vite au cauchemar absolu. Au seuil de l’embarquement, on nous bloque. Nous ne pouvons pas embarquer. Nos passeports, pourtant valides jusqu’en mars 2025, ne le sont pas aux yeux des autorités égyptiennes. Il faut une validité de 6 mois après la date de retour, et personne ne nous l’a dit. Personne. Imaginez l’effondrement. Imaginez l’incompréhension. Imaginez la douleur, après six mois d’attente et d’espoir, de voir notre voyage s’écrouler en une seconde. Nous avons tout perdu : 3000€ de voyage 150€ de parking 90€ de péage 80€ d’essence 10 jours de congés En larmes, nous reprenons la route. À 9h, nous appelons l’agence. Laurine, d’une légèreté insupportable, nous répond : "Ah bon ? Je croyais que c'était 3 mois de validité et pas 6 mois." Puis elle ajoute : "Passez à l’agence ce midi, on verra avec ma responsable pour vous faire repartir." Comment vous dire… Après 7h de route et une nuit sans sommeil, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, inconsolable, pendant que mon mari tentait désespérément de me soutenir. Arrivés à l’agence, la responsable nous reçoit. Elle admet que normalement, la première chose qu’on doit demander à un client, c’est son passeport. Mais elle se défausse aussitôt : "Oui, mais vous avez réservé sur internet." Non ! C’est VOUS qui nous avez dit de réserver en ligne ! C’est VOUS qui deviez tout gérer ensuite ! Et là, commence l’enfer. Des semaines entières d’attente. Des faux espoirs. Des promesses. Des coups de fil. Des visites à l’agence. On nous balade. Pas une seule fois on ne nous a demandé nos passeports, pas une seule fois on ne nous a informés de la règle des 6 mois. Si on l’avait su, on aurait eu le temps de les refaire. Aujourd’hui, cette agence refuse de reconnaître sa responsabilité. Pourtant, ils avaient un devoir d’information. C’est écrit noir sur blanc dans les articles de loi. Même si la réservation a été faite en ligne, ils avaient l’obligation de nous prévenir. Certes, l’information figure page 9 sur 14 du contrat… Mais à quoi bon passer par une agence si elle n’est même pas capable de nous protéger de ce genre de piège ? Depuis décembre, on nous dit qu’on va nous aider à repartir. On a espéré. Encore et encore. Finalement, leur "geste commercial" ? 300€. Rien d’autre. Une aumône. Un mépris total. Une somme ridicule face aux 3000€ perdus. Nous sommes à bout. Dévastés. Anéantis. C’est une somme énorme pour nous. Nous avons écrit partout : Voyages Leclerc à Paris, l’agence de Saumur, le service de médiation du tourisme… Rien. Un mur. Nous voulons juste une chose : un minimum de justice. Pensez-vous qu’il y ait encore un espoir ? Que nous puissions repartir un jour, avec un dédommagement décent ? Merci d’avoir pris le temps de me lire. Merci, si vous le pouvez, de nous aider.




